Emmanuel Macron MOI MOCHE ET BRUTAL

Emmanuel Macron : « Je ne suis pas un brutal, je suis un énergique »

 

Accusé d’être « brutal » par une infirmière lors d’un déplacement dans un hôpital de Seine-Saint-Denis, Emmanuel Macron a rétorqué être plutôt « énergique ».

 

Trop rapide dans le rythme de ses réformes, Emmanuel Macron? Le chef de l’Etat, en déplacement à l’hôpital Delafontaine, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), s’est vu accusé d’être « brutal » par une infirmière. « On veut bien du changement, mais pas brutalement comme vous le faites, avec douceur. Vous nous bousculez. Allez doucement, pas tout d’un coup », a lancé la soignante au Président. Lequel s’est défendu d’être « un brutal », mais plutôt « un énergique ». « Vous êtes un brutal, pas comme Brigitte, elle est plus calme que vous », lui a rétorqué son interlocutrice, argumentant pied à pied.

Emmanuel Macron s’est défendu en assurant que « si on ne [faisait] pas les choses un peu vite, on [n’arriverait] pas à les faire ». L’occasion pour lui de tacler une fois encore ses prédécesseurs : « Ça fait longtemps qu’on attend vous savez […] Y en a qui n’ont pas fait pendant des années et des années. »

Avec aplomb, l’infirmière a répondu au chef de l’Etat : « Ce n’est pas parce qu’on vous a donné le pouvoir que vous devez nous faire tout brutalement comme ça. Tout ce que vous mettez en oeuvre, c’est fait brutalement […] On veut bien, mais alors douceur. » Et de donner conseil à son interlocuteur : « Paris ne s’est pas fait en un seul jour. Allez doucement. Si vous n’avez pas le temps de tout faire, l’autre qui viendra après vous fera le reste. »

Macron déjà accusé d’être trop brutal

Ce n’est pas la première fois que le mode de gouvernance d’Emmanuel Macron est qualifié de « brutal ». Ses opposants socialistes comme Jean-Christophe Cambadélis, l’ancien premier secrétaire du PS, ou François Hollande, son prédécesseur à l’Elysée, ont utilisé ce terme pour qualifier la politique du Président, notamment au sujet de la baisse des emplois aidés. Même refrain à droite : le député Les Républicains de l’Oise, Eric Woerth, jugeait début octobre que les réformes engagées par le chef de l’Etat était empreintes de « trop de brutalité », dans l’émission Questions politiques de France Inter, Franceinfo et Le Monde.

Selon l’infirmière, « faire tout d’un coup c’est beaucoup pour nous. Vous le ressentez pas, mais nous les petits on le ressent. Tous les décrets que vous avez faits, tous les changements, ça été brutal pour nous. Nous les petits on souffre ». L’infirmière a voulu conclure, souriante, sur une note positive : « Mais sinon, à part ça, ça va. »

 

Source : ICI

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