Kim-Jong Un L’AMI RIZ-CORÉE

 

Onde de choc mondiale après l’essai nucléaire nord-coréen.

La Corée du Nord a annoncé avoir procédé dimanche au plus puissant essai nucléaire de son histoire. Après cette provocation de Kim Jong-un, l’Amérique mais aussi la Chine hésitent sur la conduite à tenir. Le conseil de sécurité de l’ONU se réunira en urgence lundi.

 

Avec la précision d’un métronome, Kim Jong-un accélère son cavalier seul atomique. Dimanche, à midi pile, le «leader suprême» nord-coréen a appuyé sur le bouton nucléaire pour la quatrième fois de son règne commencé en 2011, testant une bombe H sur le site de Punggye-ri. Le régime a qualifié ce sixième essai de son histoire de «réussite totale», lors d’une annonce triomphale prononcée par la speakerine vedette de la télévision d’État, une revenante à l’antenne pour ce grand rendez-vous à la gloire de la seule dynastie communiste de la planète. Cette explosion souterraine a déclenché un tremblement de terre de magnitude 6,3 et n’a infligé aucun «dommage écologique», s’est même vanté Pyongyang, affirmant son bon droit au mépris des résolutions de l’ONU qui lui interdit tout programme atomique et balistique.

 

Cette détonation ressentie jusqu’en Chine est dix fois plus puissante que le précédent essai conduit en septembre 2016, selon les calculs des sismographes de l’US Geological Survey. L’estimation est encore incertaine, mais ce grand bond en avant permettrait d’augmenter fortement la puissance des armes atomiques nord-coréennes, dont les précédentes explosions étaient équivalentes à la bombe d’Hiroshima. «Cela leur permettrait d’infliger des dégâts considérables. Nous devons assumer que ce que les Nord-Coréens disent est vrai et qu’ils progressent à grande allure», juge Chad O’Carroll, directeur du Korea Risk Group, un cabinet d’analyse basé à Séoul.La veille, le quotidien officiel du Parti des travailleurs, le Rodong Sinmun, avait dévoilé une photo du jeune «maréchal» examinant un engin présenté comme une bombe à hydrogène, capable d’être montée sur une ogive de missile balistique intercontinental (ICBM). Une arme thermonucléaire à double détonation et d’une puissance destructrice bien supérieure à la bombe A classique. Pyongyang affirme désormais que ses engins fabriqués selon la technologie du «Juché», cette idéologie autarcique nationale, sont capables d’être miniaturisés et montés sur un ICBM avec une «crédibilité garantie». Quelques heures plus tard, l’explosion à Punggye-ri, dans le nord-est du pays, semblait confirmer cette étape clé en vue d’atteindre le Graal du régime, la détention d’une force de frappe crédible.

 

Source : lefigaro.fr

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