Sylvain Maillard ABRACADABRA ENCORE DEHORS

 

«La majorité des SDF dorment dans la rue par choix»: la déclaration erronée d’un député LREM

 

Sylvain Maillard, le député LREM de Paris a affirmé, lundi, que certains SDF préféraient ne pas être mis à l’abri, même lorsqu’il fait froid. Une déclaration très éloignée de la réalité, alors que le plan «Grand Froid» vient d’être lancé en Ile-de-France.

C’était une des promesses du candidat Emmanuel Macron en juillet 2017, qu’il n’y ait «plus personne dans les rues, dans les bois d’ici la fin de l’année». Si cette promesse n’a pas été tenue, de l’aveu même du gouvernement, certains représentants La République en Marche (LREM) semblent pourtant avoir une vision inexacte de la situation des personnes sans domicile fixe en Ile-de-France (SDF). Dans une interview accordée à RFI lundi matin, Sylvain Maillard, le député LREM de Paris a affirmé que, même dans les cas de grand froid, certains SDF ne souhaitent pas être mis à l’abri. «Certains souhaitent rester seuls dans la rue, c’est leur choix. Rien ne les oblige à être mis à l’abri», a souligné le député.

 

● Pourquoi cette déclaration est-elle fausse?

«Il y a plein de raisons pour lesquelles un SDF refuse d’être mis à l’abri: ne pas être en communauté, certains sont dans des situations psychologiques très compliquées, d’autres souhaitent rester en couple, d’autres sont avec des animaux domestiques (…). Pour l’immense majorité, c’est leur choix», a déclaré lundi Sylvain Maillard. Pour Perrine Dequecker, responsable de la communication de l’association Aurore, qui accueille et accompagne vers l’autonomie des personnes en situation de précarité ou d’exclusion, cette déclaration est tout simplement fausse. «Il y a une minorité de SDF pour qui rester dans la rue est un choix, on les connaît et on sait de qui il s’agit», commente Perrine Dequecker. «La majorité de ceux qui restent dans la rue sont des personnes qui ont renoncé à appeler le 115 [le numéro d’urgence du Samu Social], soit parce qu’elles sont découragées, soit parce qu’il n’y a pas de places pour elles dans les centres d’hébergement, soit parce qu’elles n’ont tout bonnement pas réussi à joindre le Samu Social», ajoute-t-elle.

 

Source & Suite : ICI

Share Button

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.